Accéder au contenu principal

La démocratie, une idée-force, sous la direction de D. ROUSSEAU, de S. LAUGIER et de X. PHILIPPE, les 21 et 22 octobre 2021, Amphithéâtre Louis Liard, La Sorbonne

 





La démocratie, une idée-force

➤ Responsables scientifiques :

Dominique Rousseau, professeur émérite en droit public, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Sandra Laugier, professeure de philosophie, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Xavier Philippe, professeur de droit public, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


➤ Les 21 et 22 octobre 2021Amphithéâtre Louis Liard, La Sorbonne

Présentation : 

« Il n’a jamais existé de véritable démocratie, écrit Jean-Jacques Rousseau, et il n’en existera jamais ». Peut-être. Il n’empêche, c’est pour la faire exister ou « mieux » exister que des citoyens lancent des alertes, occupent les places publiques, pétitionnent, se regroupent en collectifs, se révoltent contre des régimes autoritaires… Le mot « démocratie » reste une idée créatrice d’énergie sociale et de réalisations pratiques.

L’idée-force est un concept forgé par le philosophe Alfred Fouillée.

À une idée vraie, on ne peut opposer qu’une réfutation, alors qu’à une idée-force il faut opposer une autre idée-force, capable de mobiliser une contre-force, une contre-manifestation.(Pierre Bourdieu, Propos sur le champ politique, Presses Universitaires de Lyon, 2000)

Une idée assez forte pour que tout le monde la mobilise : y compris les populistes qui disent agir pour protéger la démocratie de ses ennemis intérieurs  les partis politiques, l’oligarchie économique  et extérieurs  les immigrés ; les gouvernants élus qui légitiment des politiques publiques de contrôle social et de sécurité au nom de la démocratie ; des mouvements qui s’opposent à l’extension des droits au nom de la « majorité silencieuse », la Manif pour tous. Une idée également assez forte pour que même ses ennemis continuent de s’en prévaloir avec quelques aménagements sémantiques : démocratie i-libérale, post-démocratie, et même « démocrature »…

Dans cette conjoncture particulière où le mot « démocratie » est sollicité pour des usages multiples, il est apparu urgent, intellectuellement et socialement, de prendre le temps d’une réflexion sur ces usages du mot « démocratie » en réunissant les compétences des sciences juridique, philosophique et politique et l’expérience des acteurs, avec le souci de garder le difficile mais nécessaire équilibre entre une approche normative, une approche exploratoire et une approche critique de la démocratie.

Dominique Rousseau

➤ Programme

Jeudi 21 octobre

8h30 : Accueil

9h : Allocution d’ouverture
Christine Neau-Leduc, présidente de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Agnès Roblot-Troizier, directrice de l’École de droit de la Sorbonne

I. La démocratie, quelle(s) condition(s) ?

Présidence de séance : Dominique Rousseau (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

9h30 : Le libéralisme est-il une condition de ou un obstacle à la démocratie Lauréline Fontaine (université Sorbonne Nouvelle-Paris 3)

10h : La représentation est-elle une condition ou un obstacle à la démocratie Annabelle Lever (Sciences Po Paris, CEVIPOF)

10h30 : Pause

11h : Le « langage civilisé » est-il une condition ou un obstacle à la démocratie Sandra Laugier (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Institut universitaire de France)

1h30-12h : Débats

Déjeuner

II. La démocratie, quel(s) référent(s) ?

Présidence de séance : Xavier Philippe (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

14h30 : La question du peuple, Sylvie Salles (université de Bretagne occidentale)

15h : La question de la nature, Catherine Larrère (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

15h30 : Pause

16h : La question de l’incarnation, Jérôme Couillerot (université Lyon III Jean Moulin)

16h30 : La question de la vérité, Jean-Claude Monod (UMR 8547, Archives Husserl, CNRS/ENS)

17h-18h : Débats

Vendredi 22 octobre

III. La démocratie, quelle(s) forme(s) ?

Présidence de séance : Sandra Laugier (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

9h : La démocratie comme forme de société, Geoffroy de Lagasnerie (École Nationale Supérieure d'arts de Paris-Cergy)

9h30 : La démocratie comme forme institutionnelle, Alexandre Viala (université de Montpellier)

10h : Pause

10h30 : La démocratie comme forme ouverte/ forme de vie, Manuel Cervera Marzal (FNRS, université de Liège/PragmaPolis)

11h-12h : Débats

IV. La démocratie, quel(s) avenir(s) ?

Présidence de séance : Christine Noiville (CNRS, directrice de l’ISJPS)

14h30 : L’État de Droit, code d’accès à la démocratie Dominique Rousseau (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

15h : Les nouveaux terrains de la démocratie : les ZAD, Nuit debout, les Femen et les actions féministes, Saillans, les conventions de citoyens, le numérique, le référendum Lucile Schmid (Fabrique Écologique, Cofondatrice du Prix du roman d’écologie)

15h30 : Pause

16h : La démocratie confrontée aux urgences, Xavier Philippe (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

16h30-17h : Débats

17h30 : Rapport de synthèse, Emmanuel Picavet (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

➤ Informations pratiques

21 -22 octobre 2021
Amphithéâtre Louis Liard
La Sorbonne
17, rue de la Sorbonne
75005 Paris

Pass sanitaire et document d’identité

 


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Retour sur la controverse autour du recours à l’article 11 ou à l’article 89 pour réviser la Constitution de 1958, Eric SALES, Maître de conférences de droit public, HDR, Faculté de droit et de science politique de l’Université de Montpellier, CERCOP

Retour sur la controverse autour du recours à l’article 11 ou à l’article 89 pour réviser la Constitution de 1958 Eric SALES , Maître de conférences de droit public, HDR, Faculté de droit et de science politique de l’Université de Montpellier La controverse autour du recours à l’article 11 ou à l’article 89 pour réviser la Constitution de 1958 est bien connue des constitutionnalistes. La différence entre ces deux dispositions constitutionnelles est pourtant nette, l’article 11 permettant l’organisation d’un référendum législatif – pour faire voter par le peuple une loi ordinaire dans un domaine juridiquement déterminé – alors que l’article 89 peut déboucher sur un référendum constituant – par lequel le souverain valide une loi constitutionnelle – après l’adoption préalable du projet de loi en termes identiques par les deux chambres du Parlement. La discussion porte en réalité sur une distinction établie entre la lettre de la Constitution et sa pratique bien synthétisée notamment, en d...

"Napoléon et le roman national : l’excuse historiciste", Alexandre VIALA, Professeur à l'Université de Montpellier, Directeur du CERCOP

  "Napoléon et le roman national : l’excuse historiciste",  Alexandre VIALA,  Professeur à l'Université de Montpellier, Directeur du CERCOP Il eût été surprenant que la commémoration de la mort de Napoléon Ier n’attirât point les polémiques autour de la question hautement sensible de la mémoire. Rompant avec ses prédécesseurs qui, à l’exception de Georges Pompidou, n’ont jamais célébré celle de l’empereur, Emmanuel Macron a tenu cette semaine à lui rendre hommage aux termes d’un discours calibré prononcé sous la coupole de l’Institut de France et suivi par le dépôt d’une gerbe aux pieds du tombeau des Invalides. Le bicentenaire de la disparition du captif de Sainte-Hélène, survenue le 5 mai 1821, ravive la querelle qui oppose aujourd’hui, autour de la question de l’histoire, deux discours que les mots d’Emmanuel Macron, fidèle à sa rhétorique du « en même temps », ont tenté de dépasser en définissant ainsi son initiative : « commémorer n’est pas...

Le prix Sabatier d’Espeyran 2025 a été décerné à Gohar GALUSTIAN

    Le prix Sabatier d’Espeyran 2025 a été décerné à Gohar GALUSTIAN ➤ Décerné par l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, conjointement avec la Ville de Montpellier, le prix Sabatier d’Espeyran récompense une thèse ou un travail équivalent de jeunes chercheurs montpelliérains. Depuis 2011, le prix Sabatier d’Espeyran distingue un travail publié ou non publié, réalisé dans les trois ans précédant l’attribution. Chaque année, l’Académie attribue ce prix à travers l’une de ses trois sections : Lettres, Sciences, Médecine.  ➤ Cette année, c’est la section Lettres qui a organisé l’édition, récompensant un travail relevant des sciences humaines et sociales. Le jury, présidé par le Président général de l’Académie et assisté du président de la Section Lettres, comprenait : L’ensemble des membres de la Section Lettres souhaitant participer, Des rapporteurs étrangers à la Section, Le Secrétaire perpétuel de l’Académie, Un représentant de la Ville de Montpellier, Les pr...