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Soutenance de thèse de Mme Laura MARGALL, sur « La défense par l'avocat des personnes privées de liberté », sous la direction de Madame Anne PONSEILLE et de Monsieur François-Xavier FORT, 6 janvier 2023




L'équipe du CERCOP adresse ses chaleureuses félicitations à Madame Laura MARGALL qui a reçu le titre de docteur après avoir soutenu ses travaux de thèse le vendredi 6 janvier 2023 sur « La défense par l'avocat des personnes privées de liberté » sous la direction de Madame Anne PONSEILLE et de Monsieur François-Xavier FORT.


➤ Composition du jury

Mme Anne PONSEILLE, Université de Montpellier, Directrice de thèse

Mme Muriel GIACOPELLI, Université d'Aix-Marseille, Rapporteure

Mme Julia SCHMITZ, Université de Toulouse, Examinatrice

M. Christophe ALBIGES, Université de Montpellier, Examinateur

M. Antony TAILLEFAIT, Université d'Angers, Rapporteur

M. François-Xavier FORT, Université de Montpellier, Co-directeur de thèse

M. Gérard CHRISTOL, Cabinet Christol et Inquimbert, Invité


➤ Mots clés : droits de la défense, personnes privées de liberté, privation de liberté, avocat, effectivité de la défense.

➤ Résumé :

La valeur normative des droits de la défense n’a cessé de croitre depuis la moitié du XXe siècle, devenant des droits fondamentaux du « procès ». Ils ont été progressivement reconnus dans toute procédure, même non juridictionnelle. De ce fait, les droits de la défense sont appliqués dans les procédures mettant en œuvre une mesure privative de liberté. La manifestation de cette reconnaissance progressive des droits de la défense est, notamment, l’intervention croissante de l’avocat dans ces procédures. Toutefois, l’un des objectifs des droits de la défense est d’assurer une défense effective. Cet objectif est-il assuré au bénéfice des personnes privées de liberté ? Bien que l’avocat intervienne plus souvent, cela ne suffit pas à rendre la défense effective. Pour cela, il faut que l’ensemble des droits de la défense soient garantis, respectés et puissent être exercés. Or, cette étude relève plusieurs manquements qui ne rendent la défense des personnes privées de liberté que partiellement effective. Après avoir cherché à comprendre les raisons de cette effectivité partielle – en s’intéressant tant au droit français qu’au droit d’autres États européens – il sera possible de faire des propositions d’optimisation afin d’y remédier. Ces propositions d’optimisation, visant tant l’intervention de l’avocat que les missions qu’il exerce, permettront de rendre la défense, sinon effective, du moins plus efficace. En effet, la privation de liberté a un tel effet sur l’exercice des droits de la défense qu’il n’est pas certain que la défense des personnes privées de liberté soit un jour effective. Néanmoins, des propositions peuvent être faites pour que la défense produise les effets attendus, qu’elle soit plus efficace.






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